Mode compétition


Depuis longtemps, j’avais secrètement ce rêve, ce projet dans un coin de ma tête. J’étais

emplie de questionnements : Ai-je le niveau ? Suis-je assez forte mentalement et physiquement

pour mener à bien une préparation ? Est-ce que j’y ai ma place ?

 

« Le seul moyen de savoir si j’en étais capable, était de le faire. Et je l’ai fait… »

 

* L’avant compétition : tout commence le 1 janvier 2022. Suivie par mon ancienne

préparatrice, nous entamons ensemble 22 semaines de préparation pour l’échéance du 29

mai 2022 à Londres (UK). Les bilans (mensurations, pesée et photos) sont hebdomadaires et

les entrainements quotidiens. Au fur et à mesure des semaines, le cardio s’intensifie, les

entrainements sont de plus en plus difficiles et la faim se fait ressentir. En effet, ma coach

effectue un roulement (cycle) sur mes jours d’entraînements et mes jours de « repos » en

jouant sur les quantités de glucides et lipides (les protéines restent inchangées.). De fil en

aiguilles, le physique évolue et l’on se rapproche de l’objectif final.

 

Côté logistique, il faut commander mon bikini de scène réalisé sur mesure et selon mes

goûts ainsi que travailler le « posing » (présentation scénique spécifique au bodybuilding) à

l’aide d’un chorégraphe. De plus, réalisant ma compétition en Angleterre, l’avion est la

meilleure solution (rapidité et contrainte) ainsi que la location d’un appartement pour me

permettre d’avoir accès à une cuisine sur les derniers jours avant la compétition.

 

*Petit à petit, le jour J se rapprochant, les choses se précisent. Avec non loin de 2 h 30 de cardio

par jour et les entraînements en salle, j’évolue de 66,2 kg (5 janvier 2022) vers la peak week

avec 59,4 kg (20 mai 2022). La peak week ou « semaine de pointe » est très importante dans

le cadre d’une préparation. C’est à ce moment-là que seront effectué les derniers réglages

(après tests) pour être au mieux, le jour J. Nous augmentons l’apport hydrique et de sel afin

de venir « coller » la peau à la masse musculaire.

Londres, nous arrivons (ma coach ainsi que deux autres athlètes et mon conjoint) !!! Une

légère « décharge » glucidique à lieu (cut des glucides 2 j avant le jour J) puis recharge (la

veille) pour remplir les muscles en glycogènes et, ainsi, les faire paraîtres plus volumineux

sur scène.

 

*La compétition : la veille de la compétition, l’excitation est à son apogée, tout va très vite. Il

faut passer au tan (spray auto-bronzant) pour faire ressortir toute la masse musculaire,

récupérer son numéro, connaître le planning du lendemain, les ordres de passages etc. Une

fois ceci réalisé, il est temps de se reposer et de profiter de chaque instant.

Le lendemain, 6 h 00 du matin, tout le monde est aux aguets telle une ruche. De mon côté, je

prépare mes repas de la journée avant la scène ainsi que mon bikini, mes talons et tout ce

qui est nécessaire. Une seconde couche de tan est nécessaire puis je passe à l’étape coiffure

et maquillage. J’avoue ne pas me reconnaître. Maintenant, plus qu’à attendre 16 H le début

du show.

 

L’heure fatidique est là, ça y est, je l’ai fait !!! Les catégories se succèdent puis vient mon

tour. Je suis en catégorie « Wellness » (prédominance bas du corps, taille fine et harmonie

générale). Nous commençons avec un passage individuel puis des comparaisons avec les

autres concurrentes afin de nous départager. Je termine deuxième de la catégorie avec un

sentiment partagé. Je suis contente de ma condition, mais la deuxième place me frustre,

même s’il s’agit là de ma première scène. Que voulez-vous, j’aime la compétition !!!

Malgré cela, j’ai vécu un moment hors du temps, comme dans une bulle de verre où tout

parait magique et où l’on se sent indestructible. C’est un de ces instants où tous les efforts

prennent leurs sens, où le temps s’arrête et lors duquel j’ai compris que j’étais à ma place. Au

bon moment, au bon endroit.

Une fois tout cela terminé, nous partons au restaurant avec toute l’équipe pour fêter les

résultats et passer une soirée sous le signe du sport et de l’amitié.

 

*L’après compétition : une fois de retour en France, ma coach établit un plan pour remonter

tranquillement les calories avant de repartir en « off saison » pour construite la masse

musculaire requise pour continuer. Les jours passent et le physique se voile, chose normale à

la suite d’une ré-augmentation des apports nutritif. Psychologiquement, le reflet dans le

miroir est dur à accepter, mais cela fait partie du jeu. Petit à petit, les charges augmentent à

nouveau, la machine est lancée pour la suite…

 

Actuellement je suis toujours en off afin de construire un physique plus aboutit et me

perfectionner dans les mois/années à venir pour mes prochaines échéances.

 

LISA CEAUX 


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